Dans leur volonté de promouvoir un environnement de travail sain et agréable, les organisations mettent parfois en avant différentes initiatives en faveur du bien-être au travail : séances de yoga à l’heure du déjeuner, prise en charge d’un abonnement à une salle de sport, mise à disposition de boissons, de fruits frais ou encore de friandises.
Ces avantages peuvent contribuer au bien-être des collaborateurs. Mais lorsqu’ils servent avant tout à valoriser l’image de l’entreprise sans traiter les difficultés réellement rencontrées par les équipes, ils peuvent rapidement perdre leur sens.
C’est ce que l’on appelle le wellbeing washing.
Qu’est-ce que le wellbeing washing ?
Le wellbeing washing consiste, pour une entreprise, à communiquer sur des initiatives en faveur du bien-être ou de la santé mentale sans apporter un soutien suffisant aux collaborateurs dans leur quotidien.
Derrière des mesures de bien-être visibles peuvent ainsi subsister des réalités beaucoup moins favorables : charge de travail excessive, horaires à rallonge, manque de soutien ou encore épuisement professionnel.
Le problème ne vient donc pas nécessairement des initiatives elles-mêmes. Une séance de sport ou une action consacrée au bien-être peut avoir du sens. En revanche, ces dispositifs ne peuvent pas se substituer à une politique de fond visant à améliorer durablement les conditions de travail et l’expérience des collaborateurs.
Quelles sont les conséquences du wellbeing washing ?
Lorsque les collaborateurs constatent un décalage entre le discours de l’entreprise et leur quotidien, les initiatives en faveur du bien-être peuvent devenir contre-productives.
Le wellbeing washing peut notamment être associé à une augmentation de l’épuisement professionnel, au désengagement au travail, à un turnover plus important, à une baisse de la productivité ou encore à une détérioration de la confiance envers l’organisation.
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Contacter un expert SparkersWellbeing washing : que disent les études ?
Plusieurs études ont cherché à mesurer l’écart entre les initiatives affichées par les entreprises et la perception de leurs collaborateurs.
L’étude Claro Wellbeing indique notamment qu’environ un tiers des entreprises étudiées auraient eu recours à des pratiques pouvant relever du wellbeing washing. Parmi les employeurs interrogés, 70 % organisaient des journées de sensibilisation à la santé mentale, tandis que 36 % apportaient, selon cette étude, un véritable soutien en matière de santé mentale et de bien-être.
Une enquête de l’Institution of Occupational Safety and Health indiquait également que 51 % des salariés interrogés percevaient le wellbeing washing comme un problème dans leur environnement de travail.
Ces données datent de 2023 et le phénomène reste encore peu documenté par la recherche académique. Des enquêtes plus récentes continuent néanmoins d’illustrer l’importance accordée au bien-être : selon le rapport Wellhub 2025, réalisé auprès de plus de 5 000 salariés dans neuf pays, 88 % considèrent le bien-être aussi important que le salaire, alors que 59 % jugent le programme d’avantages proposé par leur employeur « bon » ou « excellent ».
Comment éviter le wellbeing washing dans son entreprise ?
Éviter le wellbeing washing suppose de ne pas limiter la politique de bien-être au travail aux initiatives les plus visibles. L’enjeu consiste d’abord à agir sur les conditions concrètes dans lesquelles les collaborateurs évoluent.
Commencer par les fondamentaux du bien-être au travail
Une politique de bien-être crédible repose avant tout sur des mesures qui ont un impact réel sur la vie professionnelle des salariés.
Cela implique notamment :
- de mettre en place des politiques de rémunération justes et suffisamment compétitives ;
- de penser l’organisation du travail avec souplesse et flexibilité ;
- de gérer de façon adaptée les congés et les temps de repos ;
- d’apporter le soutien nécessaire en matière de santé mentale aux collaborateurs qui en expriment le besoin.
Ces mesures permettent de construire une politique humaine et sociale plus solide, avant même d’envisager des initiatives complémentaires consacrées au bien-être.
Utiliser les enquêtes et les feedbacks des collaborateurs
Comment savoir ce dont les collaborateurs ont réellement besoin sans commencer par les écouter ?
- Les enquêtes et les feedbacks permettent d’identifier leurs préoccupations, de mieux comprendre leur expérience et d’éviter de construire une politique de bien-être uniquement à partir de suppositions ou de tendances à la mode.
- Le suivi régulier d’indicateurs permet ensuite d’évaluer l’efficacité des actions engagées et de les ajuster dans le temps.
- Une enquête d’engagement collaborateur peut ainsi permettre d’aller au-delà des perceptions et de faire émerger les principaux facteurs qui influencent la dynamique des équipes.
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Mesurer l'engagement collaborateurSensibiliser aux enjeux de diversité, d’équité et d’inclusion
La qualité de l’environnement de travail passe également par la capacité de chacun à trouver sa place dans l’organisation.
Les environnements peu inclusifs peuvent favoriser les préjugés, les micro agressions et différentes situations susceptibles d’affecter le bien-être et la santé mentale des collaborateurs. Les personnes qui se sentent exclues peuvent également être moins enclines à solliciter de l’aide lorsqu’elles en ont besoin.
Sensibiliser les équipes aux enjeux de diversité, d’équité et d’inclusion contribue ainsi à créer un environnement de travail plus respectueux et plus favorable au collectif.
Renforcer les pratiques managériales
Le bien-être au travail ne repose pas uniquement sur les politiques portées par les ressources humaines. Il se construit également dans le quotidien des équipes.
Les managers occupent à ce titre une place importante dans la relation avec les collaborateurs. L’écoute, la reconnaissance, le feedback et la qualité des relations de travail participent à la création d’un environnement dans lequel chacun peut trouver sa place et contribuer au collectif.
Il s’agit en fait pour le manager de créer avec son collaborateur une relation saine et authentique afin de le considérer en tant que personne : qui il est au-delà de ce qu’il fait dans l’entreprise. Et ça change tout !
Lorsqu’un manager connaît les passions et les aspirations des membres de son équipe, il peut plus facilement les respecter dans leurs personnalités, leurs envies et même les faire « briller » au sein de l’équipe voire de l’entreprise. Lorsqu’un manager s’attache à écouter les petits cailloux dans les chaussures de ses équipiers, à les aider à les sortir pour avancer avec plus de confort vers plus d’efficacité, ça aussi c’est prendre soin, vraiment.
Il ne s’agit pas d’actions coûteuses, il s’agit juste d’adopter des pratiques managériales centrées sur la personne de façon à ce qu’elle puisse libérer, dans les meilleures conditions possibles, et avec plaisir, tout son potentiel.
L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les initiatives en faveur du bien-être, mais de créer des pratiques managériales cohérentes avec les engagements affichés par l’organisation qui doivent nécessairement être centrés sur les individus, pris individuellement, et leurs besoins fondamentaux.
Du bien-être au travail à l’engagement collaborateur
Éviter le wellbeing washing, c’est finalement privilégier les actions de fond.
Créer un environnement de travail favorable suppose d’écouter les collaborateurs, de comprendre leurs attentes et leurs difficultés, puis d’agir concrètement sur les facteurs qui influencent leur quotidien.
Cette démarche permet d’aller au-delà du simple bien-être pour travailler sur l’engagement des collaborateurs : leur relation avec l’organisation, leur équipe, leur manager et leur travail. Comme le précise la méthode de Sparkers, l’essentiel reste de privilégier des relations authentiques avec les personnes et de démontrer par les actions la réalité des intentions affichées.
Alors, si améliorer le niveau d’engagement de vos collaborateurs est un objectif pour vous, commencez par comprendre les mécanismes qui permettent de le développer durablement. Découvrez notre article consacré à l’engagement collaborateur pour identifier ses principaux leviers et mieux comprendre son impact sur vos équipes.
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