Après les « hard skills » et les « soft skills« , les « mad skills » font leur entrée dans les entreprises.
Cette tendance venue de la Silicon Valley et dont on parle depuis 2019 commence à intégrer plus sérieusement les CV des candidats et les process de recrutement des entreprises et c’est une bonne chose
Mad skills : pourquoi la singularité devient une force en entreprise
L’épisode covid 19, qui a plus que bousculé le monde du travail, a certainement accéléré cette tendance. Nous vivons un monde complexe où tout va très vite et « les entreprises ont plus que jamais besoin de profils qui sortent du cadre, qui n’ont pas peur du changement, qui sauront être résilients, mais qui sauront aussi faire preuve d’adaptabilité et de polyvalence » nous dit Florian Tran, psychologue du travail et des organisations.
Alors oui, démontrer sa singularité, pour un candidat, ou rechercher la singularité pour une entreprise doit permettre à chacun de trouver chaussure à son pied : s’épanouir pour l’un en vivant un vrai plein-être au travail et développer sa performance pour l’autre en créant des environnements de travail ouverts et positifs.
Bien sûr « mad skills » ne veut pas dire qu’on oublie les compétences techniques et comportementales d’un candidat qui sont toutes deux essentielles et nécessaires à une bonne adéquation à un poste de travail en particulier.
Identifier les mad skills : au-delà des simples centres d’intérêt
Mais alors, de quoi parle-t-on concrètement ?
Plus que les centres d’intérêts on vise ici les passions, les apprentissages ou encore les expériences insolites ; ce petit plus qui montre d’une personne un engagement profond, qui met en valeur ses traits de personnalité, voire même, qui prouvent des compétences ou connaissances acquises dans un domaine particulier, surtout quand elle a peu ou pas d’expérience professionnelle.
L’idée est donc pour un candidat de savoir mettre en avant quelque chose d’atypique qui le caractérise et qui fera de lui le candidat qui fait la différence ! Pratique d’un sport de haut niveau, expérience associative ou bénévolat,… autant d’expériences et d’apprentissages qui peuvent faire écho dans l’entreprise !
Donc savoir prendre en compte des expériences personnelles d’un candidat parce qu’elles sont transposables à l’environnement de travail et à l’entreprise est un véritable plus qui fera aussi la différence !
La dimension humaine doit prendre une place plus importante dans le recrutement et c’est bien.
Encore faut-il adapter les recrutements en conséquence si on ne veut pas tomber dans le récit de la rubrique « loisirs » d’un CV, trop souvent sans intérêt ! Car non, avoir fait le tour du monde ne signifie pas nécessairement que l’on est une personne ouverte et cultivée… De même qu’il est très différent d’être un passionné de lecture ou d’écrire des critiques littéraires… Alors, après avoir appris à repérer les « soft skills » d’un candidat en entretien, il devient fondamental pour un recruteur d’identifier les « mad skills » afin de recruter le candidat qui fera la différence !
Osons la singularité, valorisons la singularité…
On a tous à y gagner !
Pour approfondir cette réflexion sur l’émergence de ces nouveaux profils, vous pouvez consulter l’analyse de Welcome to the Jungle sur les mad skills comme nouveau critère de recrutement.